21 avril 2008
Oh ben pas un Iph*one en tout cas...
... m'empresserais-je de répondre à toute personne bien intentionnée désirant connaître mes préférences en matière de cadeau pour mes 40 ans.
Car mon histoire avec les portables est fort tourmentée. Je vous parlais un jour de celui-ci qui s'est avéré au fil du temps une vraie daube spécialement conçue pour les polytechniciens (d'où ses couleurs sans doute). J'avais donc remis mon vieux coucou en service non sans lui avoir offert une coque et une batterie neuves.
Cet engin me sert aussi (surtout ?) de réveil. C'est ainsi qu'un matin, encore auréolée des brumes du sommeil, je me dirigeais d'une démarche incertaine vers les cabinets, mon portable à la main. J'ouvrais la lumière lorsqu'un geste aussi maladroit qu'inattendu envoya valser l'appareil dans l'eau de la cuvette. Je le récupérais en grommelant et constatait, impuissante, le décès de l'engin. Dans un ultime sursaut d'espoir, je le démontais, tentais de le sécher et l'oubliais sur un radiateur.
Eh bien qui l'eut cru ? la bête débarrassée des gouttes de buée qui brouillaient son écran fonctionnait encore. Enfin, elle allait marcher beaucoup moins bien maintenant. Mais surtout, je constatais vite que la batterie se déchargeait à toute vitesse et qu'elle devait donc être branchée en permanence.
Je ne sais pas pour vous, mais pour moi un téléphone branché en continu sur une prise murale ça s'appelle un Point Phone !
Je n'ai toujours pas réinvesti dans un autre appareil parce que pour disposer d'un réveil et pouvoir dire «t'es où ?.... je sors dans cinq minutes....OK à tout de suite», je n'ai nulle envie de me délester de 400 euros.
Enfin bref, toutes ces circonvolutions pour en arriver au fait qu'aujourd'hui j'ai 40 ans.
J'aurais pu vous la jouer très sincère et vous dire que vraiment, mais alors vraiment, ça ne m'amuse pas.
J'aurais pu vous dire que là où d'aucuns voient des marques émouvantes des expériences passées, des combats menés, des combats gagnés et de ceux perdus, je ne vois dans les rides, les cheveux blancs et autres signes de décrépitude qu'un relâchement des tissus et un vieillissement des cellules.
J'aurais pu disserter sur le fait que 40 ans, si l'on en croit les statistiques, représente une ligne médiane qui incite à regarder des deux côtés. Qu'as tu fais jusque là ? Est-ce ce que tu voulais ? Que feras-tu après ?
J'aurais pu vous dire que la crise de la quarantaine, pour certains, ce n'est vraiment pas du pipeau.
J'aurais pu terminer sur le temps qui fout le camp inexorablement et qu'une année de plus, je vois plutôt cela comme une année de moins. Mais c'eût été un peu triste...
Bon ben c'est pas tout ça mais il va vraiment falloir que Monsieur se creuse la cervelle pour me trouver le cadeau qui mettra du baume sur tout ça.
Allez si vous êtes bien sages, je vous le montrerai peut-être...
13 avril 2008
Youpi yaya youpi youpi ya*
Ce billet a ceci d’étrange qu’il a été écrit le 2 juillet 2007, au moment où j’étais en plein désespoir professionnel et où toute perspective d’amélioration semblait compromise. Je l’ai écrit par pure superstition, comme si il allait me porter bonheur, en espérant qu’un jour je puisse le publier… ce jour est enfin arrivé. Je l'ai réactualisé ce matin afin qu'il soir cohérent.
Enfin ça y est, je vois le bout du tunnel. Demain je change à nouveau de job mais cette fois dans le bon sens.
J’avais quitté mon précédent poste en raison de problèmes relationnels avec la hiérarchie. La situation étant devenue proprement intenable. Et si j’aimais toujours mon travail, l’effectuer dans ces conditions était devenu l’enfer.
Sur ma demande j’ai donc été affectée le 1er avril 2007 dans un autre bureau où je me suis rapidement rendue compte que le travail ne me correspondait pas du tout. En effet, comment traiter des factures quand on est même pas foutue de faire ses propres comptes et qu’au lycée on culminait à 2/20 en compta ?
La claque fut d’autant plus douloureuse qu’un mois après mon départ, j’ai appris qu’une partie de la hiérarchie allait changer.
Bref, je me suis littéralement traînée au boulot pendant un an en m’ennuyant à périr et en constatant la ruine, jour après jour, de ma confiance en moi, déjà peu gaillarde à la base. Pour la première fois de ma vie, mes journées étaient rythmées de cette façon : 8 heures 30 (c’est parti pour le show), 10 heures 30 (pause clope), 12 heures 30 (déjeuner), 15 heures 30 (pause clope) et 17 heures 30 (heure de la libération conditionnelle).
Par un concours de circonstances heureuses et après moult incantations aux divinités de tous acabits (non là je déconne**), j’ai enfin fini par obtenir ce que je voulais : je retrouve mon ancien job mais avec une hiérarchie renouvelée. Tout devrait donc désormais bien se passer.
Je suis soulagée d’un énorme poids. Car même si mes collègues se sont révélés au fil du temps très sympas et franchement drôles (oui, je vais les regretter, qui l'eut cru ?), le travail n'a jamais -jamais- réussi à m'intéresser plus d'un quart d'heure.
Mon moral va sans doute remonter, même si je sais que la cicatrisation d'un amour propre réduit en charpie est longue et difficile.
* On dit merci qui pour la chanson bien naze qu'on a désormais dans le crane pour le reste de la journée ? «elle descend de la montagne à cheval.... elle descend de la montagne à cheval.....».
** oui enfin, j’en étais quand même arrivée à lire les horoscopes et à me tirer les cartes en ligne, c’est dire…



