29 juillet 2007
Façade... suite de la réflexion
Vous avez été très nombreux à me donner des idées pour l'amélioration de notre façade hideuse. Elles étaient toutes très pertinentes et je pense que nous avons passé en revue la totalité des options envisageables (j'avoue que je n'avais auparavant jamais pensé à certaines de vos solutions astucieuses).
Je retiens toutes les suggestions de plantes grimpantes destinées à planquer la laideur derrière une jolie végétation : c'est facile, pas cher et ça peut devenir très sympa.
Seules certitudes : l'auvent sera complètement détruit et l'escalier refait entièrement. C'est après que le projet reste flou...
Il y a quelques temps, j'avais profité de contacts professionnels réguliers avec les gens du Service Départemental de l'Architecture et du Patrimoine pour leur demander conseil. Ils m'avaient vivement recommandé d'harmoniser la couleur de la façade après abattage de l'auvent. En clair, ils préconisent l'application d'une peinture rouge brique sur les pierres blanches afin de «casser» le contraste. Nous aurions ajouté un treillage en bois sur le bas de la façade et fait pousser une vigne vierge. Cette planque étant caduque, la maison eut quand même été jolie 8 mois sur 12...
(Angel, tu as donc toutes les compétences requises pour travailler au SDAP, étant donné que tu as eu la même idée.)

Oui mais voilà...
Mon rêve ressemble beaucoup à ça :

Le bardage en bois de couleur avec lequel n'importe quelle bicoque atroce vous prend des airs de maison d'architecte et vous donne l'impression de vivre à Wisteria Lane.
C'est bôôôôôôôô ! Mais c'est cher ! Mais c'est bôôôôôôô ! Mais c'est vraiment trop cher....
C'est alors qu'Heidi qui déborde d'idées géniales (si si si...) m'a parlé de ce produit nouveau qui ressemble au bois mais qui n'en a que l'apparence. C'est une sorte d'agglomérat de sable et de colle (en gros hein...) imputrescible, beaucoup moins cher et surtout beaucoup moins fastidieux à manipuler que le bois massif. Ce matériau a de plus l'avantage d'exister en plusieurs couleurs dont un gris «brume» qui me plaît beaucoup.

Il nous est impossible de faire appel à une entreprise car si à la base les matériaux ne sont pas très chers, le coût demandé par des professionnels pour la réfection de la façade serait faramineux. Ceci-dit, la pose de ce produit semble réalisable par de (très très) bons bricoleurs...
Alors ? Me direz- vous, tu l'as trouvée ta solution ?
Ben oui, mais non...
Vous avez une idée du coût de location d'un échafaudage ? Non ? Après m'être renseignée, je suis en mesure de vous dire que quelques jours de mise à disposition de ces quelques morceaux de ferraille coûtent une jambe un salaire mensuel.
Et un échafaudage, ça ne se trouve pas sous le pas d'un cheval...
A suivre donc...
Edit : message à l'attention de Daniele qui m'a si gentiement proposé des graines : je ne parviens pas à te contacter, les messages que j'envoie me sont retournés :-(
20 juillet 2007
Comment planter son jardin en 4 leçons
Leçon n° 1

Utilisez un récipient bien étanche pour vos plantations (type jolie bassine ancienne en zinc) et omettez d’y percer des trous. Si le temps est pluvieux, une rétention d’eau devrait rapidement s’opérer transformant le réceptacle en bain de boue pour végétaux. S’il arrête de pleuvoir, l’euphorbe a des chances de s’en tirer avant de perdre l’ensemble de ses feuilles. Pour le reste de ces pauvres plantes… c’est définitivement cuit.
Leçon n° 2

Choisissez de semer des capucines et des pois de senteur dans une jardinière, puis posez là directement sur le sol. Ces deux plantes ne demandant qu’à se développer généreusement, elles n’ont dès lors plus d’autre choix que celui de ramper bêtement sur la pelouse.
Il eut fallu les disposer de façon à ce qu’elles puissent, soit tomber élégamment, soit s’accrocher à un support (tuteur, fil, treillage…).
Leçon n° 3

Semez vos graines dans une terre non préparée. Considérant que ce terrain n’a pas été travaillé depuis plusieurs année, il devient pour vos semis aussi accueillant que le béton. Sur la photo, vous pouvez d’ailleurs apercevoir des graines de tournesols ayant donné tout ce qu’elles pouvaient dans ces conditions, c’est à dire rien.
Promis, l’année prochain, je bêche, herse et bine comme une malade avant de semer quoi que ce soit.
Leçon n° 4

Semez vos espèces robustes de salades «dru comme du poil éd tchien» et négligez d’éclaircir les rangs. Pendant deux semaines, vous aurez ainsi de quoi ravitailler tout le bourg en roquette (alors que votre consommation personnelle n’exige que quelques grammes), puis, passé ce délai, plus rien.
On vous a pourtant assurée que la roquette repoussait après avoir été coupée à la base… vous attendez toujours les nouvelles pousses.
Vous l’aurez compris, j’ai fait à peu près toutes les âneries possibles en matière de jardinage. J’ai naïvement pensé que le fait de simplement planter ou semer en terre allait assurer prospérité et luxuriance à ces pauvres plantes. J’en tire donc plusieurs leçons :
la terre se prépare soigneusement ;
les contenants sont très importants ;
on étudie l’espèce avant de la cultiver (je vous jure, j’ignorais que les capucines se développaient à ce point) ;
et surtout… un jardin réclame beaucoup de travail et de soins.
Et donc, forcément, l’année prochaine, le jardin sera beaucoup plus réussi. Car forte de ces recommandations, je ne pourrai pas faire pire…
Allez un peu de positif : ces deux là, nouveaux venus, n’ont pas encore eu le temps de souffrir de défauts de soin :

Le laurier-rose n’attend plus qu’un peu de soleil pour fleurir

Jusqu’à il y a peu, je n’aimais pas les hortensias, je trouvais ces plantes vraiment trop classiques, et puis j’ai vu celui-là, je n’ai pu résister à sa magnifique couleur… et il me l’a fallu.
14 juillet 2007
Dark side of the house
Vous qui venez ici depuis déjà un moment (les nouveaux, ouvrez grand vos mirettes), vous n’êtes pas sans savoir que nous possédons la façade la plus moche du web (non, vraiment, vous êtes gentils, mais il est inutile de tenter de nous faire croire le contraire. Nous savons que nous avons vraiment la façade la plus immonde du web depuis que celle-ci a subi un lifting).

Quand je suis dans la maison, j’arrive à oublier l’appendice en tôles jaunes qui défigure notre demeure. Mais quand il faut faire face à cette horreur (ne serait-ce que pour emprunter l’escalier rose, so girlie…), la surprise est à chaque fois renouvelée, le choc toujours aussi vif.
Le moment est maintenant venu de faire quelque chose.
Oui mais quoi ?
C’est là que je fais appel à votre bon sens, à vos idées et à vos suggestions : que faire d’un tel machin quand on a pas un rond à mettre dessus ? (Notez que même si nous possédions les 10 000 euros nécessaires à un ravalement en bonne et due forme, nous trouverions sans doute des moyens plus agréables de les dépenser : 15 jours au Seychelles, un sac à main à un prix rivalisant avec le PIB du Laos… notre sens des priorités est assez particulier, je l’avoue).
Evidemment, nous commencerons par retirer les tôles et la charpente qui les soutient. Nous abattrons aussi le mur qui forme une avancée totalement inutile sur la gauche...
Oui mais après ? Comment faire oublier le contraste entre les briques rouges et les fausses pierres blanches qui donne à cette maison l’allure d’une tranche napolitaine (et encore, en étant optimiste).
Alors vous feriez quoi vous ? Soyez sympa, ne me dites pas que vous… vous ne l’auriez pas achetée, parce qu'une maison de 140 m2 avec ses 400 m2 de jardin à 7 minutes du boulot pour le prix d'un 15 m2 à Paris ou d'un F2 en province, il aurait fallu être un peu con con pour passer à côté. Non ? Ou bien ?
29 mai 2007
Et le jardin dans tout ça ?
Voilà, voilà, j'y viens...
En fait aujourd'hui j'étais censée avoir pris une journée de congé pour réviser en prévision d'un concours que je passe jeudi. Je ne vous dis pas cela afin que vous me souhaitiez bonne chance (tu penses...), mais si vous le faites, c'est très bien. En effet, je ne peux guère compter que sur la chance pour réussir ce truc.
Je devrais donc être en train de trimer comme une folle. Au lieu de quoi... De bon matin, j'ai pris mon APN et suis partie en safari photo sur mes 400 m2 en vue de vous gratifier d'une petite note bucolique. C'est pas se dévouer à la cause ça ? J'ai même pris le temps de faire une jolie mosaïque :

Voici donc ce qu'on trouve en ce moment sur notre petit lopin :
Quelques potées réalisées dans d'anciennes bassines (quoââââ ? ma famille était détentrice d'antiques bassines et me l'avait caché ?)
Quelques légumes qui poussent. Enfin, surtout la roquette et les radis. Il semble que nous soyons maudits de la laitue. En raison d'un mystère encore inexpliqué, les jeunes plants décèdent quelques jours après leur plantation. Des vers seraient-ils à l'origine de cette hécatombe ?
Le petit arbuste sur la 8ème photo est un arbre à papillons, censé faire rappliquer tous les papillons du canton. On verra bien...
Des nouvelles des bébés de novembre :

Le chèvrefeuille semble s'acclimater sans trop de peine à la pluie et au vent puisqu'il nous gratifie de ses premières fleurs.

Idem pour le seringat, qui à l'instar de Kirikou, est encore tout petit, mais déjà bien vaillant (et fleuri).

L'érable : les misérables rameaux rachitiques
sont devenus un joli arbuste tout feuillu.

Celui-là nous a rejoint hier. Je suis hyper contente car je cherchais depuis un moment un buis boule mais j'avais jusqu'à présent renoncé en raison des prix délirants pratiqués sur ces arbustes. Comme je suis peu patiente (je l'ai déjà dit non ?) et que le buis a une vitesse de pousse désespérément lente, je voulais un spécimen déjà grand. Coup de bol hier, celui-ci était en promo.

Pour prendre soin de tout cela, les arrosoirs des 3 Ours...

Un petit avant/après comme je les aime. La photo du haut a été prise le 26 mai 2006, celle du bas ce matin. (on peut même jouer au jeu des 7 erreurs si on veut...)
Il manque encore un tas de choses pour que ce soit vraiment joli et conforme à mes rêves : une peinture blanche sur les murs, des plantes grimpantes, un massif surélevé pour donner du volume à ce terrain trop plat, des arbustes, des fleurs, des objets, etc, etc, etc...
Mais pour acheter tout ce dont j'ai envie, il me faut plein de ces thunes qui me feraient moins défaut si je réussissais ce concours. Bah ne vous en faites pas, je réviserai dans le train...
Edit : Pas le temps pour une vraie campagne électorale, mais si vous voulez, vous pouvez voter pour mon blog, rubrique Art/Déco Maison (allez quoi, votez, faisez pas les cons) :
17 mai 2007
C'est pas ma faute à moi...
Comme dirait Julien de la Nouvelle Star...
C'est quand même pas ma faute si ...

le haut de la pergola arbore toujours une teinte bois vernis/pourri/moussu alors qu'il devrait être peint depuis belle lurette.

la porte donnant sur la cuisine est toujours maronnasse/dégueulasse, alors qu'elle devrait également être couverte d'une subtile teinte lin, comme le reste de l'entrée arrière.

la frise de lierre peinte au dessus de la baie vitrée est commencée depuis plusieurs semaines et toujours pas terminée.
J'ai des arguments imparables pour expliquer le fait que j'ai commencé plein de trucs et fini aucun.
Je suis tombée en panne de peinture verte : qu'à cela ne tienne, vous me connaissez, je suis allée chez LM en rechercher un litre «r'mettez m'en un litre siouplet, j'suis plus à 36 euros près...». Là dessus l'aimable de service me répond que la base qui a servi à confectionner le mélange n'est plus disponible et qu'il faudra attendre deux semaines.
Je me dis que je vais en profiter pour me réapprovisionner en peinture lin, disponible celle-là en rayon. Oui mais en pots de 5 litres qui coûtent un bras. N'est-ce pas un peu trop pour couvrir une porte ? Même si 3 couches s'avèreront sans doute nécessaires pour faire oublier cette nuance crotte de chien. Je retourne voir l'aimable (et son orchestre) pour lui demander où se trouvent les pots de 2,5 litres (qui ne coûtent qu'un oeil, c'est déjà mieux). L'aimable, que je dois commencer à agacer, me rétorque qu'il n'y en a plus dans ce format et qu'il n'y en aura pas avant deux semaines.
Vous voyez donc bien que je ne vous mentais pas en disant que tout ce retard n'est pas de mon fait. Je ne dispose plus des matières premières nécessaires à l'achèvement de ma besogne. Enfin je crois que l'aimable m'a dit que les peintures seraient à nouveau en rayon le 10 mai. On est le combien au fait ?
Et la frise ? La frise c'est une autre histoire. Une histoire de flemme, en fait. Celle d'aller chercher l'escabeau dans la remise, celle de poser soigneusement les pochoirs et de peindre délicatement. Je pense qu'il est prudent de s'abstenir d'entreprendre un travail qui requiert un minimum de soin et d'attention quand on a la flemme. Ce dernier argument a de plus l'avantage de donner bonne conscience à ma fainéantise.
Petite anecdote : la porte marron était affublée jusqu'à la semaine dernière d'une sorte de grande plaque en PVC noire dans sa partie inférieure. A quoi pouvait-elle servir sinon à cacher un défaut majeur : bois pourri ? défoncé ? bouffé par les termites ? Il a pourtant fallu prendre son courage à deux mains et aller voir ce qui se cachait derrière cette plaque aussi mystérieuse qu'hideuse. Attention suspense.... Tadaaa.... Ben rien en fait. La porte s'est révélée d'une banalité carrément bienvenue quand on s'attend au pire. Et là je vous le demande : quelle force mystérieuse et diabolique peut pousser quelqu'un à mettre une plaque en PVC noir sur une porte saine et pas plus moche qu'une autre ? (sans doute la même force obscure qui enjoignit l'ancien proprio à mettre des tôles ondulées jaunes sur sa façade).
01 mai 2007
Illusion d'optique
Votre cerveau, obéissant à la logique de Saint-Thomas «je crois ce que je vois», avait enregistré l'information selon laquelle le jardin finissait à l'endroit précis où il se perdait à votre vue. C'est à dire à l'horizon indiqué par la flèche sur la photo ci-dessous :

Hé bien que nenni, votre cerveau vous a menti. Notre jardin présente une déclivité à partir de la limite indiquée par la flèche, et c'est derrière cette ligne que nous avons installé notre minuscule potager :

Oui, oui, contre toute attente, ça pousse...
Alors que faire pour faire admettre à une cervelle entêtée qu'il y a un jardinet là bas, tout au bout ?
La solution s'est présentée sous la forme d'une pergola qui se trouvait quelque part à gauche du terrain, bêtement adossée à un mur et donc totalement inutile. Nous l'avons donc déplacée afin de créer une séparation. Nous avons posé des petites clôtures que j'ai peintes de mes jolies mains blanches (enfin vertes maintenant). La couleur utilisée est celle vue dans le catalogue jardin de LM, me suis pas fatiguée sur ce coup là. Vous remarquerez que l'arc de la pergola est resté en l'état, ce n'est pas dans un souci d'esthétique mais juste parce que je suis tombée en rade de peinture.
Nous en avons aussi profité pour débroussailler la jungle de thuyas. Si la haie présente une ligne un peu curieuse, c'est que son tronçonnage a été interrompu in extremis par la découverte d'une cane en pleine couvaison à son pied. Nous attendrons donc la naissance des ses canetons avant de la déranger à nouveau.
Voilà donc le résultat :

En diminuant la surface du terrain, on augmente paradoxalement la perspective. Notre cerveau, pas con quand même, a désormais compris qu'il y avait quelque chose derrière les clôtures (parce qu'il sait bien au fond que nous ne sommes pas stupides au point d'aller coller une pergola contre une haie... nous).
Décidément, on ne recule devant aucun détail follement champêtre pour que notre demeure ressemble à celle des Ingalls...
28 avril 2007
Funky cuisine
Tous les modèles de cuisine que j'ai pu voir jusqu’à maintenant présentent une caractéristique commune : l’alignement du four, de la table de cuisson et de la hotte est toujours au poil (ou le décalage est si minime qu’il est imperceptible).
Eh bien pas chez nous. Notre cuisine présente une excentricité dont nous nous seriont bien passé. Voyez plutôt :

Par un bien curieux concours de circonstances, la table de cuisson et le four sont décalés d’une bonne vingtaine de centimètres. A quoi devons-nous cette bizarrerie ? J'avoue que je sèche là. Cela choque mon sens aiguisé de la géométrie. Notez quand même cet avantage indéniable : la hotte est située juste au-dessus de la plaque de cuisson ce qui est quand même très astucieux… Etant donné la configuration de cette twilight zone, elle eut pu tout aussi bien se trouver au-dessus du plan de travail, ce qui lui aurait permis d’aspirer quelques menues poussières et fragments de pelures d’oignons, mais guère plus.
Notez en passant la tronche du four, je sais il n'est pas beau mais il cuit aussi bien que celui de Robuchon, qui n'est pas très beau non plus d'ailleurs (je parle de Robuchon, je connais mal son four – Certes, Cyril Lignac est plus mimi, en même temps il a moins d'étoiles). Allez je gagne à l'Euromillion et je m'offre la trilogie alu dont je rêve : hotte/plaque/four.
J'ai cogité pendant de longues heures, assise en tailleur devant mon four et fini par trouver THE solution (applicable dans l'hypothèse où je gagnerais au prochain tirage... oui j'ai joué) : il faudrait décaler le four de 20 cm vers la gauche. Dans ce cas, me direz-vous, on aurait deux trous béants de chaque côté. Et que fait-on de trous béants dans une cuisine ? des casiers à bouteilles bien sur !
Deuxième big problème : la disposition de l’évier. J’explique : j’avoue que l’hiver, le problème me sort un peu de la tête. L’été, c’est autre chose car j’aime beaucoup ouvrir la porte qui donne sur le jardin. Eh bien quand je l'ouvre, je me trouve coincée entre la dite porte et l’évier. Je dois la refermer dès que l’envie imbécile me prend de remplir une casserole d'eau ou de m’emparer du Monsieur Propre rangé sous l’évier (on a pas idée non plus).

Ce problème me semble toutefois mineur en comparaison d'autres plus épineux. Il doit être en effet possible d’inverser le sens d’ouverture de la porte sans casser toute la baraque.
Décidément, la vilaine maison est une source d’hilarité presque intarissable.
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Rien à voir, mais le titre de ce billet m'a rappelé cette chanson à écouter au 18ème degré, enfin je crois...
PS : la suite du billet sur les magazines féminins arrive, mais là, comme je suis référencée sur le blog de la Foire de Paris, je réoriente pour quelques jours mon blog vers la thématique brico/déco afin d'éviter aux nouveaux visiteurs de se demander ce qu'ils sont venus faire ici...
15 avril 2007
Un an plus tard...
Il y a pile poil un an, les gros travaux de démolition commençaient.
Le matin du 15 avril 2006, j'errais de pièce en pièce, impatiente de changer de décor, et d'en finir avec la laideur qui s'offrait à ma vue, quotidiennement agressée depuis 6 mois.
Ce matin du 15 avril 2007, je sirote mon café en regardant le jardin, qui me plaît déjà beaucoup tel qu'il est mais qui, avec quelques prochains aménagements, devrait devenir un charmant petit coin de verdure. Le tableau bucolique peut être complété par les visites occasionnelles d'un écureuil qui me fait parfois la surprise de sa venue aux premières heures du jour : il escalade le pin, redescend à toute vitesse et pfffft file vers le jardin voisin (bien trop véloce pour l'APN). Ben oui, bientôt quadragénaire (enfin dans un an et quelques jours...) et toujours émerveillée par ce genre de petite surprise (sans rire, vous avez déjà vu un écureuil pour de vrai ?).
Je crois que les jours où je me dirai qu'il reste trop de choses à faire et qu'on n'y arrivera jamais, je viendrai relire ce message pour constater que, ben si, ça a bien évolué en un an.
Au départ, je n'aimais pas cette maison qui fut un achat de raison, plus que de coeur, je pensais même ne jamais pouvoir m'y sentir bien. J'ai eu de nombreux doutes et ai parfois craint que nous ayons fait une énorme connerie en l'achetant.
Aujourd'hui, cet endroit commence vraiment à ressembler à ce dont j'ai rêvé.
Lorsque l'on écume les agences immobilières à la recherche d'une maison, on a quelque part, dans un coin de la tête, les images d'un jardin secret, loin du tumulte et un peu à l'abri des regards. Nous avons trouvé notre endroit à nous, qui a toujours l'air aussi moche vu de la rue mais dont nous avons su trouvé les charmes ensevelis sous des tonnes de briques.
Voilà quoi, je suis contente, tout bêtement.
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Avant / après. Vue depuis la porte de la cuisine :


Avant / après. Vue depuis la fenêtre du séjour :


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Rien à voir...
Dimanche prochain on vote. Je ne parle jamais de politique ici, d'une part parce que je n'en ai pas envie, d'autre part parce que d'autres font cela mieux que moi. Cependant, j'ai eu connaissance d'une info qui m'a donné quelques frissons.
C'est ici
Moi j'dis ça, j'dis rien...
10 avril 2007
Barnaby's garden
Il y a bien longtemps que je ne vous ai pas donné de nouvelles de la maison...
C'est quand même l'objet principal de ce blog après tout. Enfin, ça l'était, avant que je ne laisse mon esprit et mes doigts vagabonder au gré de mes humeurs et que cet espace devienne un peu le royaume du tout et du n'importe quoi.
Donc.
Ce que j'appelle l'entrée arrière (mais qui est avant tout la pièce qui se situe entre la cuisine et le jardin et qui dessert la laverie et les wawas) est presque terminée.
Allez, pour les nouveaux et les paresseux, je vous rappelle les principales étapes de la métamorphose :
Au commencement il y avait ceci :

soit une vue depuis la cuisine complètement obstruée par des dépendances totalement fermées et couvertes (purée, et dire qu'on a vécu là-dedans pendant 6 mois... y a des médailles qui se perdent).
Puis, mus par une frénésie destructrice, nous parvînmes, au prix de nombreux coups de massue à ce résultat :

The day I fell in love with the ugly house
rien de bien glorieux encore, mais tout de même, le coin de ciel, même tout gris, a tout changé.
Un jour, après moult péripéties cela a fini par ressembler à ça :

Cette pièce étant trop sombre, nous décidâmes de peindre les lambris en blanc.
Erreur fatale, gourance ultime, le blanc ne donnait pas le résultat escompté. C'était moche, il fallait se rendre à l'évidence.

Pourtant, nombre d'efforts furent produits, nombre de positions grotesques furent adoptées, nombre de jurons (propres à faire rougir un quarteron de légionnaires par un samedi soir de goguette) furent proférés :

Mon ku* est un camion (C. Brétecher)
Enfin la bonne teinte fut trouvée, une deuxième couche fut passée (pas par moi...) et nous obtînmes enfin le résultat attendu (et comme jusque là vous avez été bien patients, je vous offre une panoramique) :

Il ne reste plus qu'à appliquer à cette pièce une déco très «garden in the Kent» et nous aurons une charmante pièce de transition entre la cuisine et le jardin.
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Je persiste dans la thématique jardin et vous montre les derniers travaux :

Meurtres dans un jardin anglais ?
Quoi, c'est quoi ?
Ben vous le voyez bien quand même... ben un futur potager. Il faut dire que la photo prise à 20h30 ne rend pas bien (je prends les photos quand je peux -ou quand j'y pense- vu que la journée, je suis tenue de faire acte de présence dans mon nouveau bureau pour, au moins, assurer ma maigre pitance. J'ai un métier dans les mains moi M'sieurs Dames. D'ailleurs, si une âme charitable voulait bien me rappeler lequel, ça me soulagerait un brin...).
Riez, riez, braves gens, vous vous moquerez moins lorsque dans quelques semaines, je vous montrerai les légumes issus de ces monticules. A moi, herbes odorantes, tomates savoureuses, radis croquants...
Bon d'accord, on en est pas là...
* toi qui est arrivé ici en tapant "photos ku", tu n'a pas du être déçu par l'allure du strrring... maintenant tu m'obliges à truffer mon texte de fautes pour duper Google.
06 mars 2007
Et au milieu pousse un seul crocus…
Qui vous donnait il y a quelques temps des conseils avisés digne de Nicolas le Jardinier ?
Qui vous disait «allez-y quoi, lancez-vous, c’est enfantin le jardinage» ?
Ben je crois que c’est moi… Répètes, j’entends pas… Heum, j’crois que c’est moi…
Hé oui, je me voyais virevoltant telle une abeille au milieu de mes fleurs si amoureusement cultivées, je me prenais déjà pour la créatrice d’un merveilleux jardin.
Au lieu de quoi…
Retour sur une récente conversation matinale :
Môssieur : «Tiens il y a une fleur dans la pelouse»
Moi : « Il y en a même des tas, ce sont les mauvaises herbes qui sont en fleurs. Il faudra tondre dès que possible »
Môssieur : « Non, non, c’est une vraie fleur, une de celles que tu as plantées »
Moi : «Où çaaaaaaaaa ?»
Môssieur : «Ah ben attends, on ne peut pas la voir de la maison, vu la hauteurs des herbes. Il faut que tu sortes»
Je courus ventre à terre, toutes pantoufles dehors, pour découvrir le fruit de mes premières séances de jardinage. M'attendant à découvrir un tapis de crocus multicolores (conséquence logique de la plantation de 80 bulbes), je cherchais, cherchais, écartais fébrilement orties et pissenlits… et finis par LE voir :

Il n’y en a qu’un mais il est beau !
Où sont donc les autres ?
Celui-ci serait-il un peu en avance ? Son éclosion a-t-elle été boostée par les substances déposées régulièrement par le chien à cet endroit précis (de la crotte de chien quoi). Peu à peu le doute m'envahit… et si j’avais planté 79 bulbes la tête en bas ???? Non, ce n’est pas possible quand même ? Si ? Nonnn. Siiiiiiii ???
J’aimerais être plus vieille de quelques jours pour voir si ma floraison, que j’imaginais luxuriante, se réduira à un seul crocus. Et désormais, tant que je n’aurai pas un jardin comme celui-là, je ferai preuve d’humilité…

En même temps, je vise peut-être un peu haut… c’est celui de Claude Monet.
(Photo Arlette Cauderlier – http://giverny.org)




