26 avril 2006
Je lambrisse, nous lambrissons, vous lambrissez
Nous découvrîmes aussi avec une certaine consternation que l’ancien propriétaire de la vilaine maison aimait passionnément le lambris, aussi en cloua-t-il dans toutes les pièces ou presque. Ainsi, les chambres, la laverie, les toilettes du bas, la totalité des murs des dépendances en sont recouverts du sol au plafond. Tous ces lambris mis bout à bout couvriraient sans peine la distance Paris-Marseille. Par bonheur le séjour fut complètement épargné par la fièvre « lambriesque ».
Je n’ai rien contre le lambris mais en la matière il faut faire preuve de beaucoup de mesure : on veut donner à une maison le charme d’un chalet megévois et on se retrouve avec des pièces aux allures de cabine de sauna.
Le lambris peut donner beaucoup de cachet à une pièce mais dans le cas présent, il s’agit d’un lambris bas de gamme de taille étroite et recouvert d’un vilain vernis chêne moyen. Bizarrement c’est dans les endroits où il n’y a pas de lambris que nous pensons en poser (cuisine, salle de bain ?).
On verra…
Ce qui nous préoccupe actuellement, ce sont les travaux de démolition des dépendances, et big big big problème, comment évacuer les tonnes de gravats ? Aussi, penser à la déco intérieure est franchement reposant et nous éloigne un peu des parpaings et autres bastaings (dingue les nouveaux mots que je connais depuis quelques semaines).
23 avril 2006
Urgences sanitaires
Dès notre emménagement, en septembre 2005, et avant d’entreprendre les gros travaux extérieurs prévus pour le printemps, il a fallu faire face à quelques urgences notamment dans le domaine sanitaire.
La vilaine maison a l’avantage d’être dotée de deux wawas. Encore une qualité. Les toilettes du haut fuyaient. Par bonheur. Car sans cette fuite nous aurions repoussé à plus tard la restauration de ce coin infâme. La cuvette d’un parme/lilas des plus insolites était maculée de calcaire (je passe les détails et ne mettrai évidemment pas de photos).
En humains pourvus d’un minimum de dignité, nous nous sommes précipités au Brico D…. le plus proche afin de procéder au remplacement et d’ôter l’infect objet de notre vue. Un pas venait d’être franchi : les travaux de restauration commençaient, nous venions de poser notre empreinte sur la vilaine maison (bon d’accord, sur ses chiottes, mais il faut bien un début).
Deuxième urgence, du moins pour ce qui me concerne : la salle de bains. (qui nécessite un réaménagement complet - sanitaires neufs, abattage de cloison ? - qui sera fait un peu plus tard, une chose à la fois).
En attendant, il fallait quand même faire quelque chose. La salle de bains est carrelée de faïences qui devaient être du dernier chic il y a plusieurs décennies (quoique en matière de déco, certains objets sombrent directement dans la ringardise sans passer par la case nouveauté).
J’ai donc cherché une solution très peu coûteuse pour la relooker. J’ai enduit les murs de sous-couche spéciale verre. Après séchage, je les ai simplement peints (le bas en blanc, le haut en framboise) avec une peinture ordinaire et bon marché. Cela fait plusieurs mois et pour l’instant ça tient bon (attention je ne nettoie pas les murs au tampon Jex non plus). Pour faire joli, j’ai collé à mi-hauteur une cimaise (sorte de moulure : le bricolage développe considérablement le vocabulaire).
L’horrible miroir en plastique vert a subi quasiment le même traitement : sous-couche pour verre + cire à dorer. Emportée par mon enthousiasme, j’ai également doré la tablette assortie au miroir et deux étagères en bois (le problème avec la cire à dorer est qu’il faut savoir s’arrêter avant d’attaquer une porte ou une baignoire par exemple).

Et voilà, j’ai une salle de bain kitsh/baroque pour 50 euros à tout casser. Ca vaut ce que ça vaut en attendant mieux, mais au moins elle est proprette et gaie.
20 avril 2006
Alors... pourquoi la vilaine maison et pas une autre ?
Et oui. Pourquoi avoir jeté notre dévolu sur cette maison qui à première vue n'a rien de vraiment sexy ?
Parce que la vilaine maison, ce n'est pas que les deux "verrues" qui l'enlaidissent, elle recèle, quand on veut bien pousser plus avant les investigations des trésors cachés. La vilaine maison, c'est aussi :
Coté bucolique :
Un jardin juste assez grand pour que la puce puisse y gambader joyeusement (et que nous puissions glander en toute quiétude), mais juste assez petit pour nous éviter des heures et des heures de corvée de tondeuse pendant les week-ends (flemmards que nous sommes). Remarquez au passage le respectable pin qui en a vu bien d'autres,
Une rivière au bout de ce jardin. Des canards, des poules d'eau et autres oiseaux qui la fréquentent assidûment. Un pré de l'autre côté de la rivière avec des vaches qui viennent s'y abreuver. Des millions d'oiseaux aux alentours que l'on entend chanter du matin au soir.
Coté pratique :
Une cheminée en bon état de marche
Une laverie, une cave, un dressing (on apprécie beaucoup lorsque l'on vient d'un appartement)
140 m2 habitables
Le tout en assez bon état (murs, toit, fenêtre, électricité...)
La maison est située à 8 km de notre lieu de travail. Elle est à la campagne mais pas à la cambrousse, je veux dire par là que nous avons l'essentiel sur place (petits commerces, médecins...).
Côté économique :
La maison nous a coûté ce que coûte un F3 de 60 m2 en ville. Ca c'est de l'argument béton. Et oui, les verrues l'ont fortement dépréciée...
Voilà pourquoi nous sommes devenus les heureux (!) propriétaires de la vilaine maison dont apparemment personne ne voulait. Le défi est maintenant de lui rendre l'âme qu'elle a perdu (ou qu'elle n'a jamais eu...) et d'en faire une jolie maison et pourquoi pas (laissons nous aller...) une charmante maison. Rendez-vous d'ici, allez, deux ans on va dire.
En attendant, je vous invite à suivre au jour le jour le "relooking" de notre sweet home.
Le plus beau maintenant : l'arrière
Si la façade nous avait déjà étonnés, l'arrière nous a carrement laissés sans voix...
Lors de la première visite, nous avons eu de bonnes surprises en visitant l'intérieur (nous ne sommes quand même pas ballots au point d'acheter une maison qui n'a que des défauts, je vous parlerai des raisons qui ont porté notre choix sur cette maison dans un prochain message).
A un moment de la visite il a bien fallu voir l'arrière. Et là. Et là.... stupeur, horreur, enfer et damnation, comment était-ce possible ? Comment peut-on faire cela ? J'explique...
La maison est dotée de dépendances (ô combien !) :
à gauche : des pièces utiles (laverie, remise)
à droite : des pièces, des trucs, des machins, des bidules en briques en parrepaings qui se suivent, qui s'imbriquent
la cuisine donne sur une "véranda" constituée de quatre murs de briques et recouverte des mêmes tôles jaunes que celles de la façade
Les deux rangées de dépendances sont réunies par une toiture commune, ce qui crée une sorte de préau très sombre, très grand qui obstrue complétement la vue sur le jardin.
Les photos parlent d'elles-mêmes :
vue sur la "véranda" depuis le séjour :
vue sur la "véranda" depuis la cuisine :
vue sur les dépendances depuis la cuisine :
Etonnant non ? L'arrière vaut bien l'avant je trouve.
Il va sans dire qu'avant de signer, nous avons visité la maison plusieurs fois, que nous avons demandé conseil à nos proches pour savoir s'il était raisonnable d'envisager des travaux de démolition sachant que nous n'avions pas les moyens de faire intervenir une entreprise (je précise que nous sommes incapables de planter un clou...). "On" nous a dit que c'était possible. Alors nous nous sommes lancés.
"On" c'est mon père, un homme de métier et de talent, un dur à la tâche que rien n'effraie. Je ne sais pas comment lui dire merci, alors je l'écris.
La vilaine maison est-elle objectivement moche ?
... ou sa laideur n'est-elle qu'une vue de mon esprit enclin à voir le côté négatif des choses ?
Non, non, la maison est vraiment laide et je vous le prouve :
J'avais raison non ? En fait il s'agissait d'une maison tout à fait banale, très typique de l'habitat du Nord de la France. Un ancien propriétaire (qui sans doute devait s'emmerder à cent sous de l'heure ou qui fut peut-être l'heureux gagnant de plusieurs palettes de plaques de parement lors d'un concours organisé par un magasin d'articles de bricolage ?), un ancien propriétaire disais-je eu l'idée lumineuse d'ériger un auvent sur la façade et de carreler l'abri ainsi constitué de plaquettes imitant la pierre. Le tout est solidement arrimé au mur existant au moyen d'un "ciment" très résistant et recouvert de tôles ondulées jaunes. Il va sans dire que la lumière n'entre pas du tout dans le séjour.
Non content de son exploit, il décida, du même élan enthousiaste, de casser l'ancien escalier (normal, en briques, doté d'une rampe en fer forgé) et de le remplacer par ce que vous voyez sur la photo. C'est un escalier des plus étranges, dont la hauteur des marches avoisine les 25 cm (ne jamais rentrer bourré sous peine de passer la nuit au bas des marches - ne pas être trop petit - ne pas être sujet au vertige non plus). Détail touchant : les marches sont "joliment" recouvertes d'un carrelage rose.
Nous avons imaginé une solution "d'attente" pour rendre cette façade moins monstrueuse, je vous en parlerai bientôt. En attendant, n'hésitez pas à me faire part de vos suggestions, sachant que nous n'avons quasiment pas de budget pour cette partie de la maison.
Vous avez découvert l'avant, la prochaine fois, je vous parle de l'arrière qui vaut également le détour (si si, c'est possible, l'arrière est pire).
Présentation...
J'ouvre ce blog la veille de mes 38 ans. En général, les jours d'anniversaire sont propices aux grandes résolutions (arrêter de fumer, perdre 5 kg, trouver du temps pour faire ce que l'on aime, arrêter de se pourrir la vie avec des broutilles...), ces décisions je les ai prises cent fois, cent fois, j'ai échoué. La seule résolution à laquelle je vais essayer de me tenir est d'alimenter régulièrement ce blog, pour le reste, on verra.
Le titre de ce blog est aussi celui d'une chanson de William Sheller. Je ne pouvais pas trouver plus explicite puisque l'objectif, entre autres, de cet espace est de vous parler de la maison que nous avons achetée en septembre 2005, qui, vous le verrez au fil des messages et des photos est vraiment vilaine.
Pour que la présentation soit plus complète, j’ajoute que Môssieur a 42 ans et que nous avons une petite fille de 2 ans (d’où l’achat de la maison…). Nous vivons à la campagne (dans le Pas-de-Calais) et pour le reste, tout ce qui fait notre vie au quotidien, nos petits bonheurs, nos petites emmerdes, j’en parlerai au fil des jours (puisque je viens de prendre la décision d’être fidèle à ce blog…).












