24 janvier 2008
La sombre affaire... suite, mais pas fin
Le problème de la table étant théoriquement réglé, il nous reste à trouver les chaises qui iront avec…
Un jour, lors d’une visite dans une boutique Comp*toir de Famille, mon rêve se matérialisa sous cette forme :

Voilà exactement ce que je recherchais : la taille, le style, la couleur, tout y était. Sauf que… Je ne pouvais décemment pas y consacrer la moitié de mon salaire de pauvre fonctionnaire (qui n’a pas encore commencé à travailler plus pour gagner pareil). Parce que quand on dispose d’une table et de chaises, l’idéal est quand même d’avoir les moyens d’acheter la nourriture qui va dessus. Et l’idée de me nourrir exclusivement de pâtes au beurre sur une jolie table, fut elle siglée Comp*toir de Famille, ne me séduit pas plus que cela.
Ma quête faillit ensuite trouver une heureuse conclusion à la page XXX du catalogue de La Redou*te * :

Je fonçais donc ventre à terre et Visa au poing vers mon PC afin de passer commande de ces jolies chaises bistrot… Quant une dernière fois je relus le descriptif précisant les dimensions et notamment la profondeur… de 48 cm !
Vous qui avez lu le billet précédent, dites moi à quoi ça rime de fabriquer une table sur mesure de 65 cm de large, si deux chaises en vis à vis tiennent une largeur de 96 cm ?
Imaginez la vision d’horreur que j’aurais eu à la livraison des chaises :

oui, décidément je m’ennuie vraiment beaucoup au bureau…
J’ai donc cogité longuement et sérieusement (toujours au bureau) pour arriver à la conclusion que, finalement, des tabourets feraient parfaitement l’affaire.
Or, moi, quand je pense tabouret, je pense à ça :

pour des raisons évidentes de choc des styles, Bubu 1er est écarté d’office…

ah, là par contre…
J’adore l’acier galvanisé et le design industriel, le Tolix est donc fait pour moi (de plus, Tolix + faïences métro = harmonie top classe). Je me mis donc en quête de ces petites merveilles pensant que des tabourets en tôle n’exploseraient pas mon budget. Ah ben oui, tu parles ! apparemment, les sièges Tolix sont devenus carrément culte parce qu’ils coûtent quand même environ 159,00 € / pièce. Ne me suggérez pas Ebay, on s’y écharpe aussi à coup de tabourets en galva.
Bon je sens que la chasse à la chaise idéale va s’achever chez I*kea, où, pour la modique somme de 31,60 €, je serai l’heureuse propriétaire de 4 tabourets en bois brut que je peindrai dans les mêmes tons que la cuisine. Qui sait ? peut-être que dans 6 mois mon pouvoir d’achat aura augmenté ? (Naaaaaaaaaaaaaaan, j’déconne, j’y crois pas une seconde).
(petite parenthèse pour les sceptiques qui trouveraient risqué d’acheter des meubles sur un catalogue plutôt spécialiste du vêtement. Nous possédons depuis plus de 10 ans des meubles et un canapé de La Redou*te. Ils n’ont pas bougé d’un iota et n’ont même pas bronché pendant le déménagement. Si le canapé tire la tronche, c’est plutôt la conséquence des assauts conjoints et répétés d’une puce peu scrupuleuse et d’un chien qui aime son petit confort. J’ai connu en d’autres temps un canapé -que dis-je, un toboggan- de chez B*ut tellement mal foutu que l’on se retrouvait assis par terre après 5 minutes. Fin de la parenthèse).
17 janvier 2008
La sombre affaire de la table et des chaises
Alors que la rénovation de la cuisine est en voie d'achèvement, il nous faut maintenant penser à l'agrémenter de table et de chaises...
Parce que le séjour transformé en cantine, j'en peux pluuuuuuus ! Ras le bol d'aspirer les rogatons de repas deux fois par jour, plein le dos (et je suis polie) du verre d'eau renversé sur le stratifié tellement salissant que t'as plus qu'à tout relaver. Et marre, marre, marre de faire 20 mètres aller-retour quand on a oublié le sel...
A moins que cette envie ne soit due à une rémanence de l'image de la perfect family (Ricoré, Ingalls, Sarkoni...) où l'enfant s'applique à tracer de jolies lettres sur son cahier du jour tandis que maman épluche patates et poireaux pour le frichti du soir ?
Bref je veux une table et des chaises.
A ce stade, normalement, rien de bien compliqué puisque deux critères sont censés déterminer le choix : le style et le prix.
Certes. Mais c'est compter sans l'aménagement farfelu de notre cuisine : la pièce comporte des meubles de chaque côté (avec des portes et des tiroirs – qui s'ouvrent en plus !).
Attendez, je mets une photo :

Cet agencement rétrécit considérablement l'espace central réduisant à néant toute velléité de grande tablée familiale. Oui, mais moi j'y tiens beaucoup à mon image d'Epinal (et à un séjour sans miettes et sans Danette au sol).
Donc, après foultitude de calculs et pléthore de croquis, je suis arrivée à la conclusion que la table idéale devait mesurer exactement 65 X 130 cm : assez étroite pour que l'on puisse circuler autour, assez large pour être confortable...
...oui ben essayez de trouver une table à ces dimensions tiens. Ca n'existe pas. Et que fait-on quand ça n'existe pas ? Je vous le donne en mille...
Ben on la fait.
On va donc acheter des pieds chez LM (non, moi non plus il y a deux semaines je ne savais même pas que ça se faisait...), un plateau et des vis et pour 100 € on obtient une table sur mesure en chêne et hêtre massif.

Ce shéma a été entièrement réalisé au bureau où je tente d'optimiser les nombreuses heures que j'y perds. Et comme sur mon PC, il n'est pas plus de Photoshop ou d'Illustrator que de beurre en branche, c'est sur Word que je fais mes petits crobards. De toute façon avec 256 Mo de RAM...
Au passage on se dit qu'on a quand même sacrément du bol d'avoir un père menuisier...
La prochaine fois, je vous parlerai des chaises, objets au demeurant dénués de fourberie mais sur lesquels, j'ai aussi beaucoup à dire...
En attendant, juste pour le fun (ou pour susciter la compassion...), je ne résiste pas au plaisir de vous montrer ma cuisine telle qu'elle est au moment où je publie cette note :

Mon père a embarqué les portes !!!
04 janvier 2008
Kitecheune
Chose promise (depuis perpète…) chose due ! M’en vas enfin vous parler de la cuisine.
Bon où en étions-nous déjà ? Ah oui je vous avais montré ceci qui vous avait laissés fort perplexes, je l’ai bien compris.

Mais j’avais oublié de vous montrer cela :

En fins observateurs, vous pouvez constater que les lambris ne vont pas jusqu’au plafond mais qu’ils s’arrêtent à une vingtaine de centimètres. Ils sont par ailleurs surplombés d’une tablette qui prendra bientôt l’allure d’une corniche.
Oui, voilà, ce genre de truc :

(mais sans l’éclairage hein, on est pas chez Joan Collins non plus).
L’avantage indéniable de cette… comment l’appeler ?… étagère ? est qu’elle produit un effet optique intéressant en «cassant» la verticalité des lambris. Le plafond paraît de fait moins haut et la pièce semble plus confortable. D’autre part, j’aurai ainsi la place pour ranger les rossignols et coucous amassés au cours des brocantes estivales…
Je sens les amateurs du style contemporain fort déçus. En effet, en perdant son look rustico / plouc / eighties / Pierrafeu, notre cuisine n’en gardera pas moins un esprit champêtre.
Bon, comme dirait Georges, quoi d’autre ?
Vous n’avez pu oublier l’enduit jaune et le papier peint vert crade (non, même après moult coupettes de Vouvray on oublie pas des trucs pareils… ). Au cas où, je vous rafraîchis quand même la mémoire :

Ces monstruosités ont enfin disparu pour laisser la place à …
ça !!!

C’est trop beau, trop blanc, trop brillant, trop parfaitement géométrique, trop lisse, trop sensuel (pardon je m’égare)... J’adore !!!
Je suis archi fan des faïences métro et, comme dirait Yoda, comblée d’aise je suis d’en avoir dans ma cuisine.
Du coup, même les vieux meubles, toujours dans leur jus, ont l’air d’avoir pris un petit coup de jeune (alors qu’avec toute la crasse qu’ils ont amassé depuis quelques semaines, je m’évanouis presque de honte quand une personne étrangère au cercle des intimes s’aventure dans la cuisine).
Bon, je ne vais pas faire plus long pour aujourd’hui. L’épopée de la cuisine n’ayant atteint ni son terme, ni son acmé, j’aurai encore deux ou trois petites choses à vous narrer.
La prochaine fois, je vous parlerai du choix cornélien des couleurs…
01 janvier 2008
Bonne année
Je vous souhaite une année 2008 qui comble tous vos voeux de bonheur, de santé, de réussite et de tout ce que vous voulez (et pour illustrer mon propos, je vous offre cette illustration aussi kitch que bling bling).




