03 mai 2008
Le cadeau ! Le cadeau ! Le cadeau !
Bon puisque vous avez été bien sages, comme promis, je vais vous parler de mon cadeau-de -mes-40 ans.
Je vous livre de mémoire les bribes de dialogue ayant présidé au choix :
Monsieur : «Alors, tu veux quoi pour ton anniversaire ?»
Moi (grognant) : «Rien... Qu'on ne s'avise même pas de me le souhaiter»
Monsieur (pas découragé) : «Un sac ?»
Moi : «Un sac ??? tu sais combien ça coûte un très beau sac ?»
Monsieur : «Ben ouais, j'ai une vague idée»
C'est alors que je me mis à envisager l'arrivée de mes 40 ans avec un regard nouveau. Certes, c'est fort désagréable de quitter la trentaine, et avec elle, la vraie jeunesse -il faut bien le dire- mais si c'est l'occasion de se voir offrir le sac de ses rêves, ça change un peu tout quand même.
Il y a par ailleurs un effet fort réconfortant à posséder un objet au-dessus de ses moyens et c'est une vraie consolation de faire une folie au moment où on a un découvert bancaire qu'à côté le Gouffre de Padirac ressemble à un terrier à mulots. Tant pis la porte de douche à profilés chromés attendra.
Voici donc mon cadeau...
Et c'est....
Tadaaaaaaaaa

le 24 heures !
le Charlotte !
le Saint-Germain de Darel himself !
Alors, il est pas beau mon sac de greluche ?
Moi j'en suis folle, la seule chose qui me retient de dormir avec est la peur de l'esquinter.
Je me fous qu'on le voit partout (enfin, parait-il hein, parce que moi dans ma province, je n'en vois carrément jamais). Je m'en fous parce qu'il donne de l'allure même si on est loquée direct from Emmaus.
Parce qu'avec un très beau sac au bout du bras, il est quasiment interdit de s'avachir (si si c'est vrai). Alors on se redresse, on allonge le cou, on se prend un peu pour Kate Mos...
...et on aurait presque l'impression d'avoir encore 30 ans.
21 avril 2008
Oh ben pas un Iph*one en tout cas...
... m'empresserais-je de répondre à toute personne bien intentionnée désirant connaître mes préférences en matière de cadeau pour mes 40 ans.
Car mon histoire avec les portables est fort tourmentée. Je vous parlais un jour de celui-ci qui s'est avéré au fil du temps une vraie daube spécialement conçue pour les polytechniciens (d'où ses couleurs sans doute). J'avais donc remis mon vieux coucou en service non sans lui avoir offert une coque et une batterie neuves.
Cet engin me sert aussi (surtout ?) de réveil. C'est ainsi qu'un matin, encore auréolée des brumes du sommeil, je me dirigeais d'une démarche incertaine vers les cabinets, mon portable à la main. J'ouvrais la lumière lorsqu'un geste aussi maladroit qu'inattendu envoya valser l'appareil dans l'eau de la cuvette. Je le récupérais en grommelant et constatait, impuissante, le décès de l'engin. Dans un ultime sursaut d'espoir, je le démontais, tentais de le sécher et l'oubliais sur un radiateur.
Eh bien qui l'eut cru ? la bête débarrassée des gouttes de buée qui brouillaient son écran fonctionnait encore. Enfin, elle allait marcher beaucoup moins bien maintenant. Mais surtout, je constatais vite que la batterie se déchargeait à toute vitesse et qu'elle devait donc être branchée en permanence.
Je ne sais pas pour vous, mais pour moi un téléphone branché en continu sur une prise murale ça s'appelle un Point Phone !
Je n'ai toujours pas réinvesti dans un autre appareil parce que pour disposer d'un réveil et pouvoir dire «t'es où ?.... je sors dans cinq minutes....OK à tout de suite», je n'ai nulle envie de me délester de 400 euros.
Enfin bref, toutes ces circonvolutions pour en arriver au fait qu'aujourd'hui j'ai 40 ans.
J'aurais pu vous la jouer très sincère et vous dire que vraiment, mais alors vraiment, ça ne m'amuse pas.
J'aurais pu vous dire que là où d'aucuns voient des marques émouvantes des expériences passées, des combats menés, des combats gagnés et de ceux perdus, je ne vois dans les rides, les cheveux blancs et autres signes de décrépitude qu'un relâchement des tissus et un vieillissement des cellules.
J'aurais pu disserter sur le fait que 40 ans, si l'on en croit les statistiques, représente une ligne médiane qui incite à regarder des deux côtés. Qu'as tu fais jusque là ? Est-ce ce que tu voulais ? Que feras-tu après ?
J'aurais pu vous dire que la crise de la quarantaine, pour certains, ce n'est vraiment pas du pipeau.
J'aurais pu terminer sur le temps qui fout le camp inexorablement et qu'une année de plus, je vois plutôt cela comme une année de moins. Mais c'eût été un peu triste...
Bon ben c'est pas tout ça mais il va vraiment falloir que Monsieur se creuse la cervelle pour me trouver le cadeau qui mettra du baume sur tout ça.
Allez si vous êtes bien sages, je vous le montrerai peut-être...
13 avril 2008
Youpi yaya youpi youpi ya*
Ce billet a ceci d’étrange qu’il a été écrit le 2 juillet 2007, au moment où j’étais en plein désespoir professionnel et où toute perspective d’amélioration semblait compromise. Je l’ai écrit par pure superstition, comme si il allait me porter bonheur, en espérant qu’un jour je puisse le publier… ce jour est enfin arrivé. Je l'ai réactualisé ce matin afin qu'il soir cohérent.
Enfin ça y est, je vois le bout du tunnel. Demain je change à nouveau de job mais cette fois dans le bon sens.
J’avais quitté mon précédent poste en raison de problèmes relationnels avec la hiérarchie. La situation étant devenue proprement intenable. Et si j’aimais toujours mon travail, l’effectuer dans ces conditions était devenu l’enfer.
Sur ma demande j’ai donc été affectée le 1er avril 2007 dans un autre bureau où je me suis rapidement rendue compte que le travail ne me correspondait pas du tout. En effet, comment traiter des factures quand on est même pas foutue de faire ses propres comptes et qu’au lycée on culminait à 2/20 en compta ?
La claque fut d’autant plus douloureuse qu’un mois après mon départ, j’ai appris qu’une partie de la hiérarchie allait changer.
Bref, je me suis littéralement traînée au boulot pendant un an en m’ennuyant à périr et en constatant la ruine, jour après jour, de ma confiance en moi, déjà peu gaillarde à la base. Pour la première fois de ma vie, mes journées étaient rythmées de cette façon : 8 heures 30 (c’est parti pour le show), 10 heures 30 (pause clope), 12 heures 30 (déjeuner), 15 heures 30 (pause clope) et 17 heures 30 (heure de la libération conditionnelle).
Par un concours de circonstances heureuses et après moult incantations aux divinités de tous acabits (non là je déconne**), j’ai enfin fini par obtenir ce que je voulais : je retrouve mon ancien job mais avec une hiérarchie renouvelée. Tout devrait donc désormais bien se passer.
Je suis soulagée d’un énorme poids. Car même si mes collègues se sont révélés au fil du temps très sympas et franchement drôles (oui, je vais les regretter, qui l'eut cru ?), le travail n'a jamais -jamais- réussi à m'intéresser plus d'un quart d'heure.
Mon moral va sans doute remonter, même si je sais que la cicatrisation d'un amour propre réduit en charpie est longue et difficile.
* On dit merci qui pour la chanson bien naze qu'on a désormais dans le crane pour le reste de la journée ? «elle descend de la montagne à cheval.... elle descend de la montagne à cheval.....».
** oui enfin, j’en étais quand même arrivée à lire les horoscopes et à me tirer les cartes en ligne, c’est dire…
29 mars 2008
Malbouffe ?
Maman au secours me fait l'honneur d'un tag. C'est donc avec plaisir que je me soumets à l'exercice. Il s'agit de livrer 10 associations d'aliments inattendues, voire, incongrues :
Frites + mayonnaise : ah ben hé, on est dans le Nord ! Pour nous la frite sans mayo est aussi triste que la moule sans la frite. Plat diététiquement scandaleux, à consommer avec beaucoup de modération.
Tomates cuites + moutarde : association inattendue mais excellente : je vous conseille d'essayer sans tarder la tarte tomate / moutarde / thon.
Beurre de cacahuète + Wasa léger : la Wasa à 30 calories me donne bonne conscience tandis que je me baffre d'un des aliments les plus gras du monde.
Poisson cru + wasabi : du sashimi quoi ! j'adore.
Purée + oeuf mollet : plat régressif par excellence. Écoeurant et doux, juste comme il faut. A accompagner d'un jus d'orange pour avoir 5 ans à nouveau.
Osso Iraty + pomme : l'Osso Iraty est un fromage basque très fruité qui s'accommode fort bien de la saveur acidulée d'une Boskoop (en pomme, je suis psychorigide d'ailleurs, on ne me ferait pas avaler autre chose que de la Boskoop ou de la rainette).
Roquefort + Cognac : attention, je ne conseille pas de noyer son fromage dans le Cognac. Mais une larmichette de Cognac dans du roquefort un peu émietté en relève la saveur.
Cookie au chocolat + Danette : overdose de chocolat assurée (mal au bide aussi).
Chocolat + framboise : juste parce que les deux vont super bien ensemble.
Fromage blanc en faisselle + huile d'olive (+ sel) : si en plus c'est la saison du basilic, c'est carrément divin.
Je passe le relais à Heidi, Sandrine, Melle Ange et Angel, qui j'en suis sure ont des choses à dire sur le sujet.
PS : il ne reste que deux jours pour voter pour moi. Bon ben c'est pas encore cette année que j'irai manger des ravioles (ceci dit, vu mon manque d'assiduité, je ne l'ai pas vraiment mérité).
PS2 : si ce week-end, il fait mauvais, que vous ne savez pas quoi faire, allez donc faire un tour chez Akinator. C'est un petit génie qui, à l'aide de quelques questions, devine à qui vous êtes en train de penser. Même si on sait qu'il y a derrière une base de donnée qui ressemble à une usine à gaz, c'est franchement étonnant.
15 mars 2008
When dream comes trou
Rewind <<
Projet :

J'en ai rêvé, Papa l'a fait :

Ca y est, nous avons enfin la table qui va pile poil dans la cuisine : juste assez large pour qu'on puisse y manger confortablement et suffisamment étroite pour assurer une circulation fluide dans la cuisine.
Le problème des chaises est lui aussi résolu. Nous avons fini par trouver des tabourets qui répondent à toutes nos attentes : prix, style, confort.
Ma foi, je la trouve fort jolie notre cuisine revenue de loin.
Tout serait donc parfait s'il ne subsistait deux vestiges dont l'origine est située, par datation au carbone 14, au début des années 70 :


Eurk... des carreaux jaunes.
Bon ben, allez, il faut trouver une solution de camouflage ou de substitution pour nous débarrasser de ces horreurs.
Je vous laisse plancher, pour ma part, j'ai déjà une petite idée.
04 mars 2008
Elekcheunes
En attendant que je ponde un billet (si si ça vient, ça vient), vous pouvez toujours voter pour moi.
Parce que pour l'instant il a l'air concon mon blog avec 2 voix...
Et puis si quelqu'un se débrouille en mode d'avancé, qu'il me dise comment redimensionner ma bannière ou comment la remplacer. Parce que là, je rame.
Vote pour moi quand même hein ?
20 février 2008
Gribouille, me voilàààààààà
Ayé Gribouille, depuis que je te promets de répondre au questionnaire que tu m'as gentiment transmis, voilà qui est fait :
Rappel des règles :
Mettre le lien de la personne qui vous a tagué.
Préciser le règlement sur le blog.
Mentionner 6 choses sans importance sur soi.
Taguer six autres personnes en mettant leur lien.
Les prévenir sur leur blog
1 - J'ai une mémoire musicale éléphantesque. On me demande n'importe quel titre sorti à n'importe quelle époque, et hop, je l'entonne sur le champ. Je suis une sorte de juke-box humain quoi. Malheureusement, ma mémoire étant très peu sélective, je connais un nombre de daubes considérable.
2 - Je joue à l'Euromillion en étant persuadée que la cagnotte n'attend que moi. J'ai déjà en tête le scénario de l'après gain : on paie la maison, on refait la façade, je claque ma démission et me recycle dans un boulot qui me plaît (brocanteuse ?), je ne fais plus le ménage moi-même et je pars plusieurs fois par an dans les endroits que j'aime : Périgord Noir, Bretagne Nord, Aubrac.
3 - Je suis super incommodée par le bruit en général et ne supporte pas du tout certains en particulier : télé qui va trop fort, polystyrène qu'on manipule, bruits de mastication, couteau qui glisse sur la fourchette... Brr, j'en frémis rien qu'en y pensant.
4 - Je suis incapable de m'endormir sans lire au moins un peu. Même à 5 heures du matin.
5 - Je parle hyper bien le ch'ti. En plus j'ai vraiment l'accent du Nord.
6 - Un de mes grands plaisirs dans la vie est de me vautrer dans le canapé avec ma puce et de sombrer dans un coma profond dès le générique de Derrick. L'ennui c'est que parfois l'anesthésie prend tellement bien que je n'émerge qu'à 16 heures 30, quand à la petite, elle fait carrément la moitié de sa nuit. Ma sonnerie de portable est d'ailleurs la musique de Derrick (c'est du 38ème degré of course) et quand elle retentit dans la rue, si elle laisse les d'jeuns insensibles (à 13 H 45, c'est dans leur salle de classe qu'ils pioncent), elle établit de suite une certaine complicité avec les gens du 3ème âge. On se comprend quoi.
Je ne sais pas à qui transmettre ce questionnaire, étant donné que beaucoup d'entre vous l'ont déjà fait. Donc, si le coeur vous en dit, servez-vous.
13 février 2008
And the winner is...
Ben... personne.
Et non, dans les commentaires personne n'a mentionné la couleur qui habille désormais les lambris. J'ai pourtant vu de tout et à dire vrai, pas mal de couleurs auxquelles j'avais pensé : rouge, bleu, vert pâle, sable, taupe...
Bon allez, foin de suspens. Notre choix s'est porté sur le...
Noir !
Nan, je déconne, avouez que je vous ai fait peur quand même. Quoique le noir en déco peut s'avérer intéressant, notamment dans une pièce où on peut tout se permettre. Je suis sure que des toilettes entièrement peintes en noir et ornées de néons violets (façon chiottes du Macumba) seraient du plus bel effet. En outre, j'ai très sérieusement pensé à un damier noir / ivoire pour les faïences, mais je n'ai trouvé nulle part de carreaux ivoire. Je laisse donc le noir à de plus téméraires et je vous rassure, nous avons opté pour une couleur plus douce et plus classique : le gris :


Ca change Non ?

J'ai cherché partout un gris «chaud», ce qui étant donné la composition chromatique du gris (blanc = noir = super froid) ne fut pas chose aisée. Mes exigences étaient les suivantes :
gris chaud donc,
gris qui fasse «vieux»,
gris assez foncé pour trancher avec la couleur des meubles,
gris pas trop foncé quand même.
J'ai trouvé mon bonheur une fois encore chez Farrow & Ball et sincèrement, c'est haaaaaaaachement beau. Ca correspond tout à fait à mes souhaits d'ambiance champêtre matinée d'accents british. D'ailleurs, c'est le même gris que celui de la cuisine de Barnaby. Si si je vous jure. Et là je me dis : ma fille, heureusement que tu n'es pas tombée en amour avec le marron teuton omniprésent chez son cousin Derrick...
Mais comme rien n'est jamais parfait, une nouvelle angoisse m'étreint désormais...
Quelle couleur, quels motifs pour les rideaux ? (ou pour les stores ?).
06 février 2008
Exclu Lulu*
Mon dernier billet (de feignasse, vous pouvez le dire) n'avait pour but que de vous laisser deviner l'allure qu'a pris la cuisine depuis quelques jours. Car, oui, ce que vous attendiez tous avec une impatience non dissimulée est arrivé (en même temps, ça fait presque deux ans que je vous bassine billet après billet avec la cuisine, vous êtes tout à fait en droit de piaffer un brin).
En exclusivité, j'ai donc le plaisir et l'honneur de vous présenter...
Tadaaaaaaaa....
LA CUISINE REPEINTE !!!
repeindre cuisine en chêne verni repeinte


petit rappel pour les nouveaux et les amnésiques :

avant notre cuisine ressemblait à ça...
Avouez que vous n'en croyez pas vos mirettes éblouies par le miracle. Moi non plus remarquez. Voilà plusieurs jours qu'en allumant la lumière de bon matin, j'ai un mouvement de recul provoqué par la dilatation de mes rétines peu accoutumées à autant de clarté.
Souhaitant passer du style rustique au style champêtre, nous avons opté pour un blanc cassé de chez Farrow and Ball (tu m'étonnes après ça que je n'ai plus un kopeck pour acheter des chaises...). Contrairement à ce que laissent penser les couleurs trompeuses des photos, il s'agit vraiment d'un blanc cassé qui contraste légèrement avec les faïences blanches. Le résultat est magnifique, ni trop brillant, ni trop mat, velouté juste comme il faut. C'est bôôôôôôôôôôôô !!!!!!
Sincèrement, à part l'électro-ménager trop cute (et là, pas de changement en vue pour l'instant...), notre cuisine a l'air de sortir tout droit de chez Hy*gena.
Je suis super contente. D'autant que dans les jours qui viennent mon papa va peindre les lambris.
Le jeu consiste donc maintenant à deviner la couleur que nous avons choisie pour habiller les murs (raté, le blanc qu'on aperçoit, c'est la sous-couche).
* si vous n'étiez pas fan des émissions d'Ardisson, forcément, le titre ne vout dit pas grand chose...
03 février 2008
Champignons de Paris ?

Billet court mais ô combien instructif.




