23 mai 2007
Escher... pas Stephan, l'autre
Amis lecteurs, j'aime autant vous prévenir de suite, voici du sérieux, voici du lourd, voici du culturel. Non, ne partez pas, je vous promets que la suite sera passionnante.
Je vais vous parler aujourd'hui d'un peintre/graveur (partez pas j'vous dis, regardez au moins les images) pas extrêmement connu mais diablement fascinant. Pour ce qui me concerne, bien que je commence à connaître un brin l'oeuvre du Maître, je reste toujours coite devant autant de génie.
Il s'agit de M.C Escher, peintre néerlandais, né en 1898, mort en 1972. La bio s'arrête là parce que tout le monde s'en cogne et que pour le coup vous allez sûrement vous carapater là où on rigole plus.
Les oeuvres, surtout les dernières, sont le fruit d'une recherche menée tout au long de sa vie sur la perception, l'optique, la logique, la géométrie et autres notions au demeurant fort barbares mais qui deviennent ludiques dans leurs représentations picturales (on se marre j'vous raconte même pas...).
Il paraît que lorsque l'on étudie certaines oeuvres, on y découvre des constructions mathématiques hyper élaborées. Certaines oeuvres de Bach présentent également ce type de caractéristiques (et sur ce chapitre précis, je n'irai pas plus loin, je ne vais pas vous faire un cours sur les logarithmes alors qu'ils m'ont valu un 2 au bac).
Je connais Escher depuis quelques années et je ne crois pas avoir compris 1/100ème de ce qu'il y a à comprendre chez cet artiste. J'ai toutefois compris que si les représentations graphiques de la bêtise sont légion (surtout sur les rames de RER, les piliers de pont, les murs de pierres du XVIIIème et autres supports improbables) on a rarement l'occasion de VOIR l'intelligence. Je pense que c'est le cas chez Escher, ses oeuvres sont en quelque sorte la représentation en images d'une intelligence exceptionnelle. (C'est un peu le Einstein de la palette si vous voulez).
Est-ce beau ? Je ne sais pas et franchement je m'en fiche un peu. Quand j'ai envie de voir du beau, je vais me repaître de toiles impressionnistes et si parfois la splendeur et l'aura de certains chefs-d'oeuvre m'ont presque amené des larmes, rien ne m'a jamais autant fascinée que les gravures d'Escher.
Bon allez, assez causé, maintenant je vous montre de quoi il retourne :

Belvédère
A première vue, rien d'exceptionnel, sauf que... les colonnes sont-elles devant ou derrière ? La construction est-elle parallèle au mur de gauche de la terrasse ou à celui de droite ?

Moebius
Posez votre doigt sur le haut du ruban*, face externe, suivez le ruban en restant toujours sur la même face. Quand vous aurez fait un tour complet, vous serez sur la face interne. Je n'ai toujours rien compris, toujours pas vu où se situe la torsion.... (*Ben oui sur l'écran, vous passerez une lingette après pour retirer le Nutella).

Smaller and smaller
La même forme est répétée à l'infini sans laisser de place au vide. Je vous conseille d'aller la voir en grand là

Convex and concav
Regardez pendant quelques secondes. Toutes ces formes géométriques sont-elles concaves ou convexes ? Impossible à dire.
Une petite dernière pour la route :

Pour en savoir plus :
Le site officiel : http://www.mcescher.com/
Quelques livres :
Godel Escher Bach, les brins d'une guirlande éternelle – D. Hofstader
Le miroir magique de M.C. Esher – B. Ernst
Escher, l'oeuvre graphique chez Taschen
Toutes les images proviennent du site officiel.
24 mars 2007
Treize ans à nouveau
Je viens de me faire un petit plaisir* :

Oui, vous avez le droit de me trouver ringarde au possible d'écouter encore cela en 2007, m'en fous, ça m'éclate toujours autant qu'à l'époque de mes 13 ans.
AC/DC et moi c'est une longue histoire. J'ai découvert le groupe au début des années 80, après le décès de Bon Scott, le premier chanteur. Les circonstances ont fait que je l'ai rapidement érigé au rang d'îcone : une personnalité charismatique, une voix très particulière, une énergie incroyable, un bonheur de chanter évident et une fin tragique et pas glamour du tout à 33 ans. Avec ma copine, on en avait carrément fait un demi-dieu et on célébrait son culte en portant des badges morbides, illustrés de croix et de ses dates de naissance et de mort.
On est pas sérieux quand on a 13 ans et le glauque ne fait pas encore peur.
Inutile de préciser que je n'ai jamais accepté qu'un autre le remplace, et avec toute la mauvaise foi dont je suis capable, j'ai toujours trouvé Brian Johnson mauvais (bien qu'il fasse tourner l'affaire depuis 1980...).
C'était l'époque où je piquais le vieux pick up de mes parents pour écouter mes vinyls aussi fort que le permettait le vieux Radiola. D'ailleurs, la devise de ma mère fut pendant plusieurs années «baisses ta musique». Puis vint la chaine hifi et sa fabuleuse prise jack à laquelle je pouvais adapter un casque. Je ne baissais plus la musique et du coup mais mes oreilles perdirent quelques cils vibratoires dans la bataille.
Ce DVD d'anthologie contient de vieux concerts inédits de Bon Scott et c'est l'occasion unique de le VOIR. J'ai vu des photos, écoutés des vinyls et des CD mais je ne l'avais jamais VU chanter.
Sans doute la nostalgie est pour quelque chose dans l'attrait qu'AC/DC exerce encore sur moi. Mais pas seulement. Il me suffit d'écouter une intro bien balancée pour me dire que oui, c'est du lourd, du qui tient la route, du qui fait se lever les foules ankylosées par la mollesse des productions actuelles (non pas toutes, j'exagère). En tout cas moi je me lève et danse comme une pintade, devant la glace de préférence (quoi vous ne faites pas ça ?).
Du coup, je me dis que mes goûts n'étaient pas si pourris quand j'étais djeun.
Et vous, assumez-vous les résurgences musicales de votre adolescence ou vous foutent-elles carrément la honte ?
* petit plaisir d'occas' pour une poignée d'euros sur le net. Oui parce que je ne télécharge pas (plus...) illégalement. J'ai carrément trop la trouille de me faire saisir mon ordi pour une période à l'issue de laquelle on ne parlera même plus des blogs....
16 février 2007
Comme elle vient...
Petite forme aujourd'hui, non pas la grippe (pas encore...), mais sans doute un contrecoup émotionnel bien logique alors que ma puce reprend elle du poil de la bête.
J'ai mes remèdes :

J'en entends déjà me crier «jettes ces saloperies, tu vas t'y habituer», ce à quoi je répondrai que prises à bon escient, avec raison et modération, les petites pilules roses aident juste à trouver la vie un peu plus légère quand le besoin s'en fait sentir. Evidemment si on en prend 8 par jour on a même du mal à se souvenir de son adresse...
Et ça :

La raison pour laquelle la musique de Noir Désir me redonne la pêche et me remonte le moral demeure un mystère. Pourquoi lors des longs trajets ma puce se calme et s'endort au son «des Visages, des Figures» ? sans doute parce qu'elle connaissait déjà in utero... Je suis fan, absolue, depuis le début et pour toujours, je le sais maintenant.
Comment vous expliquer la peine qui fut la mienne en ce jour funeste de juillet 2003 où j'appris qu'Elle avait été tabassée par Lui. Comment traduire le déluge d'émotions généré par cette coïncidence curieuse : j'ai appris Sa mort le 1er août à 12 heures... à 12 heures 30, mon Clearblue a viré au +
Rien n'est pareil maintenant, l'ombre est là, constante, et de joie il ne saurait plus être question. Mais d'admiration devant la musique, les paroles, l'énergie, les idées, oui, toujours.
Voilà quand je n'ai pas le moral, j'écoute Noir Désir très fort en ignorant les autres bruits, et de suite ça va mieux.
PS : attention si quelqu'un établit une comparaison avec Luke je ne suis plus sa copine là :-) Il a tout pompé, le style, l'accent et a du passer des heures à tenter d'imiter la voix dans la solitude de sa chambre d'ado.



